Élu, Idrissa Seck aurait supprimé le poste de président de la République !

La loi portant suppression du poste de Premier ministre a été adoptée, ce samedi, à l’Assemblée nationale. Lamine Ba, secrétaire général du Rewmi, a fait une révélation à contre-courant sur les ondes d’Iradio (90.3).

« Idrissa Seck, élu, ne supprimerait pas le poste de Premier ou il l’aurait annoncé s’il devait le faire », a renseigné le secrétaire général du Parti Rewmi. En outre, Lamine Ba estime que la suppression du poste du Premier ministre n’est pas un enjeu.

A l’en croire, si Idrissa Seck était élu, il aurait instauré le poste de vice-premier ministre. « Il allait instaurer un poste de vice premier ministre pour atténuer la surcharge sur le Premier ministre et sur le président de la République. Il aurait même supprimé le poste du président de la République pour avoir un régime parlementaire intégrale. Il ne s’appellerait plus président de la République mais plutôt Premier ministre », soutient-i

La loi portant suppression du poste de Premier ministre a été adoptée, ce samedi, à l’Assemblée nationale. Mais, les députés de l’opposition qui sont contre cette loi ont 6 jours pour saisir le Conseil constitutionnel pour qu’il la déclare anticonstitutionnelle. Cependant, pour Lamine Ba, secrétaire général du Rewmi, l’opposition ne devrait même pas se fatiguer à saisir cette juridiction d’autant qu’elle n’aura pas gain de cause. Il l’a fait savoir ce dimanche à l’émission « Jury du dimanche » sur les ondes d’Iradio (90.3).

« Je ne vois pas l’opportunité pour l’opposition d’aller devant le Conseil constitutionnel pour dénoncer cette loi supprimant le poste de Premier ministre. Je ne me souviens pas que le Conseil constitutionnel ait donné raison à l’opposition sur toutes les demandes qu’elle a formulées », a déclaré Lamine Ba. Selon lui, le président Macky Sall a commencé à montrer un autre visage que beaucoup viennent de découvrir. A son avis, le chef de l’Etat aurait dû parler de la suppression du poste de Premier ministre pendant la campagne électorale. Ce que, relève-t-il, ce dernier n’a pas fait. Ainsi, il en déduit qu’il y a un jeu de dupe parce que certains hommes politiques ne disent ce qu’ils vont faire qu’après leur élection.

Un Etat ce n’est pas une Nintendo

« Idrissa Seck, élu, ne supprimerait pas le poste de Premier ou il l’aurait annoncé s’il devait le faire. », a renseigné le secrétaire général du Parti Rewmi. En outre, Lamine Ba estime que la suppression du poste du Premier ministre n’est pas un enjeu. A l’en croire, si Idrissa Seck était élu, il aurait instauré le poste de vice-premier ministre. « Il allait instaurer un poste de vice premier ministre pour atténuer la surcharge sur le Premier ministre et sur le président de la République. Il aurait même supprimé le poste du président de la République pour avoir un régime parlementaire intégrale. Il ne s’appellerait plus président de la République mais plutôt Premier ministre », soutient-il.

Par ailleurs, certains membres de l’opposition avait appelé à un rassemblement à l’Assemblée nationale pour bloquer le vote du projet de loi portant suppression du poste de Premier ministre. Un appel qui n’a pas été entendu d’autant qu’il n’y a pas eu de mobilisation. Ainsi, le remake du M23 a été un échec total. Pour Lamine Ba, une manifestation comme le M23 se prépare. « Il y a tout un processus de maturation pour en arriver a drainé la foule. Il faut préparer ce genre de choses. Il y a un déficit d’organisation pour faire face. Il faut réussir à mettre le peuple en marche et cela nous ne l’avons pas encore réussi. C’est un moment de maturation qu’il faut laisser venir », explique-t-il.

Pour ce qui est du « fast track », il pense qu’il s’agit d’un concept creux. « Le mot fast-track est un mot que je rencontre dans les aéroports pour aller plus vite. Ce mot ne m’impressionne pas tellement. J’ai l’impression que c’est pour endormir les sénégalais. Pour aller beaucoup plus vite, il faut avoir des personnages de qualité à la Primature. On ne peut pas dire qu’on veut aller plus vite en réduisant son personnel. Il y a beaucoup d’incohérences. Un Etat, ce n’est pas une Nintendo ou une Playstation (des consoles de jeux vidéos) où on appuie sur les boutons quand on veut. Il devait avoir d’autres priorités que de faire ce jeu musical entre les institutions », indique-t-il.